Publié aussi sur LinkedIn (dans le cadre de ma Chronique du Confinement)

Hier, je portais mes lunettes roses et vous encourageais à laisser du temps au temps. Aujourd’hui, je suis un peu chafouine. Déçue. Même énervée, je crois.

Mes boîtes email débordent de newsletters pas forcément utiles, déjà. D’annonces d’aides aux autorités sanitaires – c’est super -, de conseils pour bien vivre le confinement – c’est peut-être utile à certains mais moi tout va bien merci, de ventes qui ne seront livrées qu’après le confinement – là on frôle déjà le ridicule.

Si vous préférez écouter

Mon fil LinkedIn est envahi des mêmes sujets, avec des posts m’informant de toutes les bonnes actions – c’est vraiment super, il faut des gens et des entreprises comme cela-, de liens vers des articles ou vidéos pour m’aider à faire du sport / m’informer / me cultiver / me divertir / me former, beaucoup me former, sur LinkedIn-, et d’incitations à commencer à préparer l’après, grâce à telle ou telle méthode super révolutionnaire qui permet de faire des milliers d’euros en un minimum de temps, je n’ai qu’à laisser mon nom dans un commentaire – vous les voyez aussi, non ?

Mais hier, on a touché le fond. Une invitation à se connecter d’une commerciale. Personne que je ne connais ni d’Eve ni d’Adam, que je n’ai jamais croisée, qui a certes quelques connexions en commun avec moi. Soit. Mais son texte, là c’est le pompon.

Aucun texte alternatif pour cette image

Voilà. Cette jeune femme – vous ne le voyez pas, mais elle a l’air jeune sur la photo-, pense donc que je vais utiliser cette « période particulière » pour me former sur les produits de son entreprise.

Au-delà de la maladresse de vouloir surfer sur la période, ce n’est même pas un « bon » message commercial. Parlez-moi de moi. Dites-moi que vous me comprenez. Que vous savez ce qui rend ma vie de consultante indépendante parfois compliquée. Que vous avez compris mes points de douleur les plus importants. Que votre produit, justement, va aider à y répondre. Que c’est ce qu’il me manque pour atteindre mes objectifs les plus ambitieux.

Mais je digresse. Parce que même si le message avait été bien écrit, franchement, est-ce le moment ? Est-ce que cette commerciale a pris sur elle de s’occuper en chômage technique, par ennui ? Est-ce qu’un manager lui a demandé de continuer la prospection en confinement ? Est-ce qu’un des gourous de LinkedIn lui a vendu le package « spécial confinement » avec la phrase d’introduction pour paraître plus humain et « dans le coup » ?

Bref, je suis chafouine. Déçue. Énervée, même. Parce que les maladresses et erreurs de communication de la part de marques ou d’individus se multiplient. Et que c’est franchement pas le moment d’encombrer les réseaux avec ce genre d’inutilités.

Remarquez, ça pourrait me faire des clients à la sortie du confinement, tout ça.

Photo by Justin Lim on Unsplash

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