Publié aussi sur LinkedIn (dans le cadre de ma Chronique du Confinement)

Dans l’article sur le bon sens, je remarquais que plusieurs entreprises n’avaient pas encore adapté leur marketing automation à la situation actuelle. Ce n’est (heureusement) plus le cas aujourd’hui.

Si vous préférez l’écouter

Avalanche d’emails…

Si le monde physique est devenu subitement plus silencieux, à l’inverse, mes boîtes mail n’ont jamais reçu autant de newsletters, que leurs expéditeurs jurent adaptées aux circonstances. Un géant du tourisme me donne des conseils sur comment occuper mes enfants. Une marque de vêtements pour femme m’envoie des photos de femmes sublimes au soleil du dehors et m’invite à commander des articles sur le site (et à porter à la maison) en attendant de pouvoir les montrer effectivement à l’extérieur. Un restaurant de quartier m’informe que leur livraison, « sans contact » bien entendu, est à présent de nouveau disponible, après 10 jours de fermeture. Une marque de vêtements pour enfants me fait bénéficier d’une promo « exceptionnelle » et m’incite à commander sur leur site. Une marque de cosmétiques m’alerte que ma boutique habituelle est fermée mais que je peux commander sur le site toujours. Un site de « seconde-main » me rassure sur le fait que je peux passer commande ou mettre en vente, les transactions continuent d’avoir lieu, même si les envois (dans un sens ou l’autre) ne reprendront qu’après la crise. Je reçois même des emails d’entreprises avec qui je n’avais plus de contact depuis des mois – ils ont donc décidé de réactiver tous les inactifs… Des emails de conseils de « vie en confinement » d’entreprises n’ayant rien à voir avec la choucroute… Tous m’assurent bien évidemment que toutes les mesures de sécurité sanitaire ont été prises pour protéger leurs salariés.

En parallèle, je reçois des emails d’information de la Poste m’incitant à limiter mon utilisation de colis. Des emails de la SNCF m’informant que l’activité des trains est réduite à son strict minimum (7% du trafic normal…) et sur justification expresse. Des emails de la mairie m’alertant sur les zones fermées à tout citoyen dans ma belle ville de Bordeaux.

Est-ce bien raisonnable ?

Non, je ne commanderai pas en promo. Non, je ne mettrai pas en vente, ni ne commanderai sur des sites « C-to-C ». Non, je ne me ferai pas livrer de nourriture, ni de supermarché, ni d’un fake Rungis, ni d’un restaurant de quartier. Non, je ne passerai pas le temps à commander des cosmétiques pour m’occuper de moi à la maison « comme en institut ». Non, je n’imprimerai pas ces coloriages brandés au nom d’une marque de tourisme pour faire passer le temps aux enfants.

Je garde cependant précieusement les newsletters en question. J’aurai peut-être le temps, pendant le confinement s’il se prolonge, de compiler des informations de pratique. Augmentation ou diminution de fréquence ? Redite de conseils ? Arrêt progressif de push commerciaux ? Lassitude des marketeurs ?

Et vous, vous avez continué l’inbound avec invitation à des webinars ? Les newsletters avec promos pour du e-commerce ? Les SMS avec lien vers vos vidéos de bons conseils ? Je serai ravie d’en discuter avec vous…

Photo by Марьян Блан | @marjanblan on Unsplash

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